Cracovie + Auschwitz & Birkenau

Je ne laisserai pas ce blog clamser. Pas encore. Bien des choses ont changé depuis le dernier article, et l’envie et le temps d’écrire m’ont manqué.
Cette année déboîte, et remplir cette page est le seul moyen que j’ai de partager mon expérience avec vous. Ce blog ne pouvait être un mort-né, il fallait le remettre sur pieds.

Les articles qui suivront traiteront des nombreux voyages auxquels j'ai participé durant les 4 derniers mois, à commencer par Cracovie.

Cracovie, on va dire Krakow parce que ça le fait plus t’as vu, est à plus de 9 heures de train à l’Est de Prague, à environ 700 kilomètres je crois. On décida donc de prendre un trajet de nuit afin d’arriver frais le lendemain matin. Crari. Equipe de sept, 100% Française : Paul, Thibaud, Anne-Sophie, Gabriel, Emilie, Lise, et moi (ok, ça baisse tout de suite le pourcentage vous me direz). Que du beau monde.

On part donc le 27 Novembre au soir vers 21h pour arriver le 28 vers 6h du matin.
Dans le train on rejoint un autre groupe de 6 autres Erasmus, des potes à Paul, un peu plus diversifié celui là de par la présence d’une Ecossaise et d’une Finlandaise mais toujours à majorité Française. Le train Tchèque pue du cul. Il est tout vieux, les couchettes coûtant 12 euros on préfère tenter notre chance avec les banquettes péraves (ce qui s’avèrera être un échec cuisant). Le sommeil ne vient pas, il lutte contre l’inconfort. Avec Paul on décide de squatter en première classe. Banquettes de ouf qui coulissent et forment un grand lit couvrant toute la superficie du compartiment, du jamais vu. On s’endort à peine avant de se faire renvoyer en 2nde par le contrôleur.

Comme ça, pour le faire chier, une photo du Gabitch qui mange.

Le train fait des arrêts à plusieurs villes, notamment à Oswiecim, plus connue sous son nom allemand d’Auschwitz. Parce qu’un voyage à Krakow ne peut se faire sans passer par Auschwitz, on décide d’y passer la première journée afin de déprimer un bon coup direct pis d’oublier en visitant et faisant la fête les deux jours restants.
Finalement, après un patchwork de 2h de sommeil, on arrive à la gare de Krakow le dos tout cassé.


Arrêt à l’auberge de jeunesse pour déposer les affaires et choper des cartes.

On feuillète les brochures de visites organisées guidées d’Auschwitz, des attrape-couillons, puis on décide d’y aller en solo et de choper un guide sur place. 1h de car plus tard on arrive sur le Parking devant l’entrée de l’ancien camp de concentration. On nous demande d’attendre notre guide qui va arriver sous peu.
Je vais pas détailler tout ce que l’on a vu parce que ça prendrait trop de temps, aussi voilà quelques photos qui vous donneront une idée de ce à quoi ça ressemblait.

Un rappel rapide : Auschwitz était le camp de concentration, et aujourd’hui le musée. C’est à 10 minutes de voiture plus loin, dans le camp d’extermination de Birkenau que les Nazis avaient mis en place un vaste système d’extermination organisée. Bien sûr, beaucoup périrent à Auschwitz, mais lorsque l’on visite les deux camps, on se rend vite compte des rôles de chacun.

La porte d’entrée, surplombée du fameux « Le travail rend libre »


Boîtes de Zyklon B

Cheveux. (rasés, puis les nazis en faisaient de la toile et d’autres trucs de ouf)

La première chambre à Gaz où les prisonniers étaient asphyxiés au pot d’échappement. Le Zyklon B fut utilisé plus tard, lorsque l’extermination devint massive.

Premier four crématoire, modèle réduit de ceux construits plus tard à Birkenau.

Les rails des trains de déportés passant directement sous l’entrée principale du camp d’extermination de Birkenau.

Baraquements des déportés.

A perte de vue, baraquements brulés par les Nazis dans leur fuite.
Chiottes.

Ruines d’un four crématoire détruit par les nazis afin d’effacer les traces du génocide.

Ce soir là on rentrera claqués. Le groupe n’a pas vraiment la gouache de sortir après la visite. Gabi et moi sommes pas trop démoralisés, mais plutôt crevés par le voyage, le manque de sommeil et la visite. On décide de se miner le soir mais finalement je l’abandonne et il partira seul avec Hugo, un pote à lui de Lille en Erasmus à Krakow, et d’autres. Pour moi c’est dodo pour visiter le lendemain.

Réveil assez tôt, on se bouge le cul. Quelques photos de notre visite de la ville.

La Basilique Ste. Marie

Place du Marché, la place principale de Krakow.

Vue (pourrie, désolé) depuis la Tour de la place du Marché. La tour c’est un peu de la merde en fait, on peut pas sortir sur un balcon une fois qu’on s’est fait chier à monter. Les accès aux balcons sont couverts d’épaisses fenêtres à travers desquelles seulement on voit la ville.


Rencontre du sosie d'Emilie sur le Marché de Noël de Krakow

Ah. Alors dans notre auberge, gentils comme ils étaient, ils mettaient sur les tables de la salle à manger des pâtisseries de ouf genre mille-feuille qu’on pouvait manger à l’œil. Lorsqu’on est rentrés faire une pause vers 13h, on découvre donc ces gâteux, mais également, dans la chambre cette fois, le Gabi qui, rappelez-vous il était parti faire la teuf avec ses potes la veille, est rentré à 10h du matin.
Là, on lui à donné un gâteau à son réveil. Comme vous pouvez le voir, il est ravi. De loin la meilleure photo de tout l’album du voyage.

Agression de l’Homme-Pinte qui distribuait des coupons pour de la bière gratuite (Pivo en tchèque, Piwo en Polonais, histoire qu'on soit pas trop perdus quoi...).

Le soir, pour se rattraper d’avoir fait les papys la veille (sauf Gabi le Vaillant faut avouer) on décide de sortir au Prozak , club réputé de Krakow. On s’est retrouvés avec l’autre groupe pour faire la teuf. Success. On se lamine la gueule jusqu’au petit matin où la boîte commence à être vide. Tout le monde est parti, il ne reste que Anne-Sophie, Paul, Gabi et moi, ainsi que Hanna la Finlandaise qui décide de rester au bar draguer des mecs. On rentre en gueulant des chansons de l’autre bout de la place du marché en réponse aux Anglais qui ont cru que c’était la place à leur daronne.
Une jolie photo pour illustrer le tout.
Gabi, moi, Paul, et un petit bout d’Anne-Sophie.

Notre auberge se trouvait assez curieusement au 3è étage d’un immeuble. Au premier, des bureaux, au second une boîte de nuit. Le premier soir, en rentrant, on avait été surpris en voyant la file d’attente et les gens pétés dans les escaliers. Ce soir là, en rentrant du Prozak, on s’est dit qu’on pouvait tenter le coup. L’endroit est cool, il reste pas grand monde ça se bouscule pas. On pousse le vice jusqu’à 9-10h. Un étage plus haut, on est chez nous.

Le lendemain, réveil difficile. Le corps ne répond plus mais on se lance pour une visite (une ballade plutôt vu qu’on est arrivés trop tard pour acheter les billets) au Wawel, le château de Krakow.

Le soir, dernier dîner tous ensemble dans un resto pour de la bouffe locale pas chère avant de prendre le train et retourner à Prague.


Na zdrowie!

2 commentaires:

Peyyo a dit…

Jviens de voir que t'a posté un billet, tu mla même pas dit petite bitch

Bref bien illustré on s 'y retrouve dans ton récit.

Vive la suite enculman ! ;)

Anonyme a dit…

Sympa ton blog mec.

Je suis en pleine reflexion pour savoir où partir en Erasmus l'année prochaine.

Je suis allé à Pragues il y a quelques années avec l'école et j'avais trouvé cette ville vraiment énorme.

Ton blog est très instructif merci.