Berlin





Durant le voyage de 5 heures, on profite du paysage. Au wagon-bar, on découvre la Franziskaner, une Weissbier délicieuse.
On paie en euros, ce qui ne m’était pas arrivé depuis presque deux mois maintenant.
C’est marrant 5 minutes puis on réalise qu’on douille à chaque pinte.

Le train passe par Dresden après avoir suivi l’Elbe. Le Fleuve perce la verdure et longe les reliefs rocailleux. Le paysage est magnifique et Dresden s’impose dans ma liste des destinations à visiter.

Vers 14h, on arrive enfin.
Paye ta gare de bâtard. Un vrai centre commercial sur 3 étages.
Le truc qui tape à l’œil direct, c’est le joli petit logo orangé BK.
Je le savais pas, mais il y en a en Allemagne, je suis heureux.

A l’arrivée, on est accueillis par la cousine de Georgia. La meuf, censée connaitre Berlin puisqu’elle y habite depuis deux mois maintenant, nous fait tourner en rond 30 minutes dans la gare avant même de prendre le U-Bahn pour aller à l’auberge.
Après un petit arrêt à Potsdamerplatz, on s’installe chez nous, au Three Little Pigs.
Le soir on se fait la porte de Brandebourg, le Reichstag, on longe la Spree jusqu’à Friedrichstraße.




On se fait un BK.


Jouissance.

Le soir, on va au Tacheles, un squat d’artistes sur cinq étages dont deux sont aménagés en bar.

A l'entrée, on nous tamponne.

On se pose au 3e. De la tech minimale, ça passe petit à petit à l’electro. Des potes qui étaient partis de leur côté nous rejoignent. Ils ont un peu de mal au début, la fatigue nous disent-ils. La combinaison universelle pintes+shots nos remet tous en forme.











On rentre au petit matin, bien claqués après une journée de voyage, visite, et teuf.

Le lendemain, après un coma collectif, on remet ça. On bouge au centre de Kreuzberg, dans le quartier des Turcs, où l’on sera certain de trouver un kebab digne de ce nom.
On en prend 2 chacun au final.
Nan parce que à Prague y’a que celui d’Andèl qui mérite la dénomination Döner. Les autres c’est Dömer.
L’après-midi, direction Alexanderplatz, visite de la tour de télévision, point culminant de la ville.
Ca débite des saloperies sur toutes les pétasses qu’on croise.
Et putain qu’est-ce qu’on peut croiser comme pétasses dans une tour télé…
D’ailleurs dans cette même tour télé, on relève une odeur bizarre, familière mais dérangeante.
Je me tourne vers Paul, lui lâche un « tu trouves pas que ça sent la chatte usagée ? » auquel il me répond par un « mais nan, ça sent le foutre ».

A la fin de la visite, les chypriotes nous disent la même chose.
On sait pas trop ce qu’il s’y passe dans cette tour.
En tout cas la vue fut belle. Bon, ça vaut pas un Empire State mais c’est déjà bien.
La nuit tombe le temps de redescendre avec l’ascenseur.

On bifurque pour visiter la Gedachtniskirsche, l’Eglise mutilée par les bombardements alliés, un des seuls vestiges de la ville à avoir survécu à la seconde guerre.

A son pied, plein de petits stands vendent des Wurst à toutes les sauces et des grillades et choucroutes alléchantes. Mais on est plus à Prague, et 4,5€ c’est cher.
On se paie quand même une chti’te Wurst allez.

Tiens en parlant de Chti’s…

On tombe par hasard, non loin de là, sur le Musée Erotique.
On n’a pas trouvé le musée mais on a bien rigolé dans le sex-shop géant en tout cas.




Plus je visite l’Europe, plus je me rends compte à quel point la France est pudique. Je ne sais pas d’où les Français tiennent leur réputation de dévergondés mais putain ils sont minables ne serait-ce que comparé à Prague, et Berlin j’en parle même pas.

On finit dans un premier bar dont on est les seuls clients puis 5 mètres plus loin après avoir slalomé entre les putes de Oranienburger Straße, on se fumer un narguilé en s’éclatant à coup de cocktails.
Le Dimanche soirs, ni le S-Bahn ni le U-Bahn ne tournent. Du coup 1h de marche jusqu’à l’auberge.
Bah, on décuve.
Le lendemain, on fait la visite Alternative Berlin organisée à 11h du mat. Le réveil est difficile mais ça passe. Notre guide nous emmène dans les quartiers méconnus des touristes, nous explique l’histoire du Street Art omniprésent à Berlin.

On marche plus de 6 heures puis on va se faire un kebab.
Le soir, on fait la suite de la visite à savoir le Pub Crawl organisé chaque soir par la même association.
5 bars différents. Un roots, un avec une table de ping pong au milieu avec des tournantes de 20 personnes bourrées avec une raquette à la main, celui gothique du groupe Rammstein où je trouve le sosie de Kurt, un autre insignifiant, puis un à la déco assez spé et indescriptible si ce n’est pour l’énorme portrait de David dur le mur.

Les organisateurs payent leur bouteille d’absinthe dans la rue.
C’est pas l’absinthe espagnole ; celle-là décape la gueule.
On finit dans une boîte présentée comme gay (bien qu’on n’en ait pas vraiment vu). Le son déboîte mais une partie de nos potes rabat-joie décide de partir car trop fatigués, et vu que ce sont des gonzesses, on les raccompagne. Arrivés à l’auberge les autres montent, avec Etienne on se fait quelques parties de Billard dans le hall sur fond de Mauvais Œil de Lunatic, que passe le réceptionniste aux origines françaises.

Le lendemain, on doit prendre le train à 16h45 pour Prague. On retourne au quartier turc prendre un Shawarma libanais et un Döner, après quoi direction la East Side Gallery, le morceau le plus long du Mur ayant survécu.

On le longe sur un kilomètre en admirant les fresques magnifiques peintes et repeintes au fil des années.


Ensuite direction le mémorial de la Shoah, impressionnant et très propice au jeu. Je n’ai vu personne le traverser avec le visage triste, et c’est franchement plus plaisant comme ça.


On est dans les temps, on part prendre le train à la Hauptbahnhof, la gare centrale.
En avance, on se prend un dernier BK pour la route, et on rentre à la maison, à Prague.
Car oui, Prague est désormais ma maison, je le ressens pour la première fois.


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